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LE KILOMÈTRE VERTICAL C’EST COMME LE VÉLO …

Dernière mise à jour : 9 févr. 2023


Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport et rédacteur en chef de www.docdusport.com


Ce week-end, votre « médecin du sport qui fait du sport » termine le kilomètre vertical d’Annecy en compagnie de son fils. Malgré l’effort intense, toujours au voisinage de l’essoufflement, la récupération fut rapide et facile … Dès le lendemain, un petit footing familial a été programmé autour du Lac emblématique de cette ville idéale pour les sports d’endurance. Le surlendemain, de retour dans la capitale, un peu de VTT cool sur les bords de Seine achevait ce microcycle de « décrassage ». Aucune courbature et une bonne disponibilité en énergie qu’il a fallu sagement contenir …


RÉCUP FACILE : POURQUOI ?


Deux explications ! Premièrement, le manque de talent de votre Doc lui impose une réelle préparation pour encaisser ses compétitions 😊 ! Course, cardio sur tapis en pente à 25%, elliptique, skierg avec gilet lesté, fractionné vélo en danseuse mais aussi renforcement des chaines musculaires bras et jambes furent omniprésent ces dernières semaines … un concept quasi soviétique du type : « entraînement plus dur que compétition » ! Une formule humoristique et ironique dont on peut s’inspirer lorsque l’épreuve est accessible ! Une méthode à proscrire pour préparer l’UTMB ou le Tore des Géants 😊 ! A noter surtout un vrai plaisir intellectuel que de concocter un programme original et presque spécifique … en zone urbaine !


CONCEPT SOVIÉTIQUE : « ENTRAÎNEMENT PLUS DUR QUE COMPÉTITION » 😊

UNE PRÉPA ORIGINALE ET SPÉCIFIQUE


Deuxièmement, le travail musculaire à l’occasion d’un KV est essentiellement « concentrique ». A la manière du cyclisme, il suffit de pousser ! Le muscle ne fait aucun effort de freinage appelé « excentrique » comme il se produit à chaque réception de foulée … et plus encore lors des descentes de trail ! Lorsque le muscle est contraint de ralentir le mouvement, son enveloppe fibreuse part avec l’articulation qui se fléchit alors que les fibres contractiles tirent en sens inverse !


RÉCEPTION DE FOULÉE ET FREINAGE EN DESCENTE : MICROLÉSIONS ENTRE FIBRES ET MEMBRANE


A la jonction : de nombreuses microlésions au sein des protéines assurant le rattachement de ces deux tissus. A la clé des tiraillements gênant en fin d’épreuve mais surtout des courbatures le lendemain et le surlendemain. Ce décalage s’explique par l’emballement du système de nettoyage nommé tout simplement « inflammation » ! Cette dernière est l’origine de molécules sources de douleurs mais aussi de sensation de fatigue … Comme si votre corps souhaitait vous imposer une récupération bien méritée !


GRIMPER, POUSSER : PAS DE MICROLÉSION, PAS DE COURBATURE, PAS DE FATIGUE


Sur le kilomètre vertical comme à vélo, quand vous poussez, les fibres contractiles et les membranes musculaires vont dans le même sens ! Les protéines de jonction ne sont ni écartelées, ni abîmées ! Pas d’inflammation, pas de douleur, pas de fatigue ! Et quand on adore le sport, il est bien agréable de céder à cette bonne addiction dès le lendemain !

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